09 juin 2011
SE FAIRE UNE PERFUSION DE VIE AILLEURS, DANS UN MONDE ENCORE POSSIBLE, Saison II 2010
Retour au pays des mille bouddhas, nouveau regard, nouvelle ambiance, changements et éternité.
Voilà après un atterissage sportif, fuite de pression dans la carlingue, les pieds dans le nouvel aéroport, système dernier cri de surveillance interne, photo sur le listing informatisé. Comme souvent règne une excitation, visâges d'un autre monde collés à la vitre une petite communauté serrée, signes de la main, drôle de sensation d'atterir sur mars, sorte d'aquarium inversé. Le moment ou toutes les informations arrivent au cerveau et décodent le système. Le taxi envoyé par l'hotel et sa petite pancarte bien écrite, dont il ne restait que mes prénoms. Un homme décontracté premier contact. Les yeux vous regardent, quelques envoyés du gouvernement vous prennent en charge quelque part pour vérifier votre destination et but véritable, la méfiance fait partie intégrante au voyage dans le temps.
Le soleil surchauffant le pays jaunit, poussière qui vous envahit directement, odeurs qui remontent les souvenirs. Moments divins comme un retour d'un chez soi inventé pour que ne cesse : le rêve, l'envie de marcher avec l'appareil argentique en bandoulière, les pellicules noirs et blancs, le filtre jaune et rouge.
Drôle d'endroit quand même pour se ressourcer, pays de bric et de broc, luttant pour la survie, millions d'esprits à corps et à cris perdus dans le monde. Mêlant la joie et l'angoisse, toujours la glotte sèche, la surprise renouvellée, le ruban de la ville inchangé depuis Nargis, pourtant les affiches se sont modernisés, et l'on peut voir enjambant l'avenue principale de Bogyoke Aung San Road, la passerelle ancienne allant vers la Gare centrale, un écran géant de chez Samsung, agrémentée d'une vidéo très sexy, d'une fille se dandinant au rythme d'une chanson, tournant en boucle, la seule chose de moderne aux yeux de tous, signe que ce pays était en plein changement. D'ailleurs tout décrivait ce virage, les nombreuses constructions de bureaux et sièges sociaux étrangers, chinois surtout mais du monde entier, tous étaient là pour engraisser ce pays de portables et autres produits de consommation.
La machine se dérouillait dans la douleur, rien ne filait comme convenu mais bon on était là encore vivant, fallait-il passer par ces chaussses-trappes, ces pièges pour se découvrir une sorte de virginité. Il n'était plus ce jeune homme bien qu'il fût regardé sous toutes les coutures en deça des yeux noirs de semblant d'indifférence, mais de l'intérêt. Encore cette fois écrire un nouveau sillage qui traquerait tout indice de possible et de peut-être mais non. Définitif ce beau cinémascope inaccessible, y tremper les pattes quelques instants dans l'eau de la rivière. Mais retourner près de ce bon vieux shwezagon à l'ombre ou plutôt ce soir à la tombée de la nuit et voir les belles et les beaux s'enlacer discrètement, dans ce manège, tous les espoirs étaient récoltés au divin, digérés, l'amour ce dont on parle oui, celui qui fait naitre les hommes dans leurs berceaux, et devenir d'autres amoureux et déesses aux longis de couleurs rose-orangés pastels et pieds nus tongs à la main. Comme tout était simple dans cet enfer tropical en certaines saisons, épargnés des torrents de boue et de cauchemars, renaissaient toujours comme des roses aussi fraiches qu'au premier matin du monde. Ressentir tout cela sur le frêle objet de métal avec son rouleau noir, sa bande de paillettes d'argent.
Se remettre dans une sorte de réalité de ressentie, mettre son rythme sous ses pas, les trottoirs et les routes délabrées du centre ville et son chapeau sur le crâne dégarnie de cet homme vieillit. Mais le courage ne suffit pas, affronter jambes amollies une terre en ébullition.
07 septembre 2010
Jardin de Tanaka françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved

Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved
Seasons

Nobles pensées sur le chemin

Flower hope

unattainable
Record Ananda temple, chants sacrés de la fête annuelle du bouddha, lors de la pleine lune Birmanie 2004
Ce monde devenait inaccessible désormais pour nous, à l'ère du téléphone portable, tout se détruisait au rythme de la nouveauté, chaque jour un peu moins de rêve à employer dans les rues noires de birmanie, les feux au loin, les silhouettes qui vous frôlaient au détour d'un chemin. Mais cette ignorance n'était pas impropre au développement personnel, bien au contraire.
Les prières étaient que rien ne change, l'infamie du millénaire venant. Bien sûr on ne regrettera pas les horreurs commises ou subits par les corps. Mais il fallait méditer au milieu du gué. Bien tard sur tout, je courrais quand même voir l'archéologie des vivants.

L'enfant qui vole

fruit

douceur

Les poètes et les esthètes sont fatigués de l'europe
Etrange paradoxe entre ces mondes, là bas malgré les cauchemars, les catastrophes, les maladies, on y vivait avec ferveur, la vie n'est pas qu'un mot, la vibration avec les autres à chaque instant, à Paris on y trainait ses pieds, le museau triste finalement.
Elephant

Star

Simple

Water

Rooth of life

Sunset

Welcome

Lights

Mystery World

Nature 2

